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TAUX D’ENDETTEMENT MAXIMUM : QUEL EST-IL ?

Le taux d’endettement correspond à la fraction des revenus nets mensuels qu’un emprunteur peut consacrer au remboursement d’un crédit. Aucun texte de loi ne définit de pourcentage précis. Beaucoup de banques fixe ce taux d’endettement maximum à 33 % du revenu disponible, mais il est possible de dépasser ce seuil, par exemple si l’emprunteur dispose d’un “reste à vivre” important.

Qu’est-ce que le taux d’endettement maximum ?

Le taux d’endettement maximum est une limite arbitraire puisque aucune réglementation juridique ou bancaire ne fixe un niveau d’endettement maximum. La plupart des banques estiment qu’au-delà de 33 % un emprunteur peut rencontrer des difficultés pour rembourser son débiteur, mais, en pratique, cette limite est extensible jusqu’à 40 %.

Le taux d’endettement s’obtient en appliquant la formule suivante : montant du (ou des) crédit (s) × 100 / revenus (salaires nets + autres revenus financiers) = taux d’endettement.

Bon à savoir : seuls les revenus réguliers sont pris en compte, ce qui exclut les primes et autres gratifications à caractère variable.

Exemple : la charge de remboursement mensuel d’un emprunteur est de 450 euros et son salaire de 1.800 euros. Son taux d’endettement est donc de : 450 x 100 / 1.800 euros = 25 %.

Importance du “reste à vivre”

En pratique, la banque n’appliquera pas la formule ci-dessus stricto sensu. Elle cherchera affiner le profil de l’emprunteur en déterminant son “reste à vivre”, c’est-à-dire la somme d’argent dont il dispose après avoir payé ses dettes et ses charges fixes mensuelles (loyer, factures d’eau et d’électricité, assurances, etc.).

Exemple : un salarié dispose d’un revenu global de 3.500 euros/mois et fait face à des charges mensuelles de 550 euros qui s’ajoutent au remboursement d’un crédit de 400 euros/mois. Son “reste à vivre” est donc de 3.500 – 550 – 450 = 2.250 euros/mois. Son taux d’endettement réel est donc : 550 euros + 400 euros x 100 / 3.500 = 28 %.

Les banques considèrent généralement qu’il n’est pas raisonnable de s’endetter au-delà de 33 %, mais ce taux peut être revu à la hausse en fonction de l’importance de ce reste à vivre.

Peut-on dépasser le taux d’endettement de 33 % ?

Oui, car le reste à vivre constitue le premier critère que les banques prennent en compte pour déterminer le taux d’effort maximum auquel un emprunteur peut faire face.

Pour un ménage dans lequel les 2 conjoints travaillent en CDI en disposant d’un reste à vivre significatif, les banques accepteront fréquemment un taux d’endettement de 35 à 40 %. De même, des revenus très élevés permettent de s’affranchir du seuil des 33 %. Un couple disposant d’un revenu de 20.000 euros par mois, disposera d’un reste à vivre suffisant même si son taux d’effort dépasse 40 %.

Si le reste à vivre est le premier critère examiné, d’autres paramètres sont pris en compte par les financeurs lorsqu’il s’agit d’aller au-delà de 33 % d’endettement. Les critères plus importants sont l’âge, le “saut de charge” et la capacité d’épargne des emprunteurs :

  • L’âge est un critère déterminant. Les banques acceptent fréquemment de dépasser le plafond de 33 % lorsqu’il s’agit de financer des primo-accédants jeunes dont les perspectives d’avenir laissent augurer d’une augmentation progressive de revenus.
  • Le saut de charge : dans le cas de l’achat d’une résidence principale, il s’agit de la différence entre le montant de l’ancien loyer et les échéances de remboursement liés au prêt. Si ce saut de charge est modeste (par exemple 500 euros de loyer contre 600 euros de remboursement), la banque consentira quelques pour cent d’endettement supplémentaires.
  • L’épargne : même si le reste à vivre des emprunteurs est modeste, le fait qu’ils disposent d’un volant d’épargne constitue un atout de poids. Tout d’abord parce que cette épargne constitue une garantie pour le banquier, mais aussi parce qu’elle témoigne du sérieux et de leur capacité d’épargne.

Bon à savoir : si le taux d’endettement d’un emprunteur est trop élevé pour solliciter un nouveau prêt, il est possible de le réduire en restructurant les dettes antérieures grâce au rachat de crédit.

Cette formule permet d’étaler la dette sur une plus longue période, ce qui améliore mécaniquement le reste à vivre de débiteurs qui devront cependant payer plus d’intérêts du fait de l’allongement de leur crédit