NÉGOCIER AVEC LES BONS ARGUMENTS

Vous venez de trouver la maison ou l’appartement de vos rêves, mais vous souhaitez faire une offre inférieure au prix du marché ? Selon le baromètre LPI-SeLoger, la marge de négociation moyenne dans l’ancien atteignait 3.8 % en août 2017. Un taux réduit peut néanmoins s’accroître si vous faites comprendre au vendeur que son bien est surévalué. Mais il faut, pour cela, lui opposer les bons arguments.

Connaître le vrai prix de marché :

Si cela fait des semaines que vous prospectez, vous devez avoir acquis une bonne connaissance du marché. Mais rien ne vous empêche de faire estimer le bien qui vous intéresse. Lorsque le marché est actif et le bien “classique”, les données fournies sont plutôt fiables. Vous pouvez également avoir accès à des références de ventes avec Patrim, la base de données du fisc. Elle recense la quasi-totalité des transactions intervenues en France sur 9 ans. Grâce à elle, vous pouvez obtenir, autour de l’adresse que vous avez renseignée, des références de vente sur un rayon variable en fonction du dynamisme du marché. Les notaires ont lancé cet été un site offrant le même service (immobilier.statistiques.notaires.fr), mais la consultation est payante.

Les critères qui jouent sur le prix :

Utiles,ces sites ne tiennent néanmoins pas compte des multiples spécificités (état du bien, qualité des prestations…) susceptibles de majorer ou minorer une estimation. A vous d’utiliser les éventuels points faibles lors de la négociation.

L’emplacement et la vue influent ainsi fortement sur la valeur. L’exposition est, également, discriminante. Une même surface, au même étage d’un même immeuble ne sera pas valorisée de la même façon si elle est au nord ou au sud.

L’aménagement de l’espace est un autre élément clé. “Un séjour et des chambres avec des surfaces quasiment identiques sont considérés comme un défaut. Même raisonnement s’il a beaucoup de couloirs et de dégagements. Autant d’arguments à mettre en avant si le prix vous semble élevé.