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FAIRE SES TRAVAUX SOI-MÊME : ÉCONOMIES ET PRÉCAUTIONS

Vous envisagez de réaliser des travaux chez vous sans faire appel à un professionnel ? Si cette solution se montre économique, des précautions sont à prendre.

Remplacer un carreau de carrelage fêlé ou poser un parquet flottant, vous savez faire, du moins en y mettant le temps et sans être trop à cheval sur les finitions. Rénover votre logement du sol au plafond, aménager des combles en pièce à vivre ou installer une véranda, c’est une autre paire de manches ! Pourtant, quand on a le bricolage dans le sang, il est tentant de se passer des services d’un artisan et de réduire ainsi le coût des travaux. Alors pourquoi ne pas vous lancer, à condition toutefois de bien peser les risques de l’opération et de disposer du matériel requis.

ÉCONOMIES : la note peut baisser de 30 à 40% en se passant des services d’un professionnel

En faisant l’impasse sur des professionnels, les gains obtenus peuvent être considérables : grâce à la main-d’œuvre économisée, la facture de travaux peut baisser de 30 à 40 %, voire davantage si vous habitez à Paris ou dans une capitale régionale (Lyon, Lille, Bordeaux…), où les tarifs des entreprises du bâtiment sont souvent prohibitifs. Se charger vous-même des réfections pas très compliquées mais exigeant un grand nombre d’heures de travail (ponçage, peinture…) sera particulièrement rentable. Mais gare aux calculs trop rapides : n’oubliez pas que le recours à un artisan est obligatoire pour bénéficier de certaines aides de l’Etat, comme l’éco-prêt à taux zéro ou le crédit d’impôt “développement durable”.

Risques : en cas de revente du bien dans les dix ans, vous serez tenu pour responsable des malfaçons

Beaucoup de travaux sont à la portée d’un bon bricoleur, tels que l’isolation d’un grenier ou le plâtrage d’un mur. D’autres exigent de solides connaissances, comme l’installation d’un boîtier électrique, l’élévation d’un mur ou la consolidation d’un plancher. Ici, la moindre erreur peut entraîner un incendie ou un effondrement, donc des blessures graves (280.000 bricoleurs se retrouvent aux urgences chaque année). Sachez aussi que, le jour où vous vendrez le bien, vous serez responsable durant dix ans (depuis la date d’achèvement des travaux) des défauts menaçant sa solidité. Moralité : pour les travaux affectant la structure du bien, mieux vaut toujours faire appel à un professionnel qualifié.

OUTILS : les louer, à la journée ou à la semaine, revient souvent moins cher que de les acheter

Vous détenez sûrement la panoplie complète du parfait bricoleur, mais sans doute n’est-ce pas suffisant pour vous lancer dans de gros travaux. Inutile toutefois d’acheter du matériel coûteux qui ne vous servira peut-être qu’une seule fois. Il est souvent plus avantageux de le louer, en vous adressant aux enseignes spécialisées sur ce créneau, comme Kiloutou (1.500 références proposées, depuis la bétonnière jusqu’au groupe électrogène en passant par la simple agrafeuse), Leroy Merlin, Brico Dépôt ou Castorama. Autre solution à envisager, les plates-formes de location entre particuliers, comme Allovoisins.com, Bricolib.net ou Consoglobe.com, en plein essor depuis deux ans, sur lesquelles vous trouverez toutes sortes d’outils à emprunter pour moins de 5 euros par jour.

Où trouver de l’aide et des conseils pratiques ?

Aussi habile soyez-vous, vos connaissances ont des limites. Or, on ne devient pas maçon, charpentier ou plombier du jour au lendemain. Il faut d’abord apprendre le métier. Le moyen le plus simple d’y arriver est d’avoir parmi ses proches quelqu’un qui s’y connaît vraiment. Sinon, vous pouvez vous rabattre sur Internet pour obtenir des conseils ou un coup de main, ou encore vous inscrire aux cours (parfois gratuits) que dispensent certains magasins spécialisés.