Banque, immobilier, impôt… 5 chiffres sur le couple et l’argent

Dans un couple, les finances peuvent très rapidement devenir le parfait tue-l’amour ! Mais c’est aussi la bonne gestion de ces questions financières qui peuvent rendre l’idylle durable… Cinq chiffres pour illustrer la place de l’argent dans un couple.

1 seul compte bancaire pour le couple… pour les baby-boomers

Prendre la note ou partager ? La question des premiers rendez-vous se pose tout au long de la vie de couple. La question du compte joint est évidemment centrale puisque qu’il permet de centraliser les dépenses, et éventuellement (ou non) les revenus. Selon l’Insee, le modèle du compte commun unique reste majoritaire, pour près de deux tiers des couples, 64% très exactement (1)… mais les données de l’institut de la statistique datent d’une enquête de 2010 !

Or la pratique du compte bancaire unique semble très liée à la génération. Selon l’Insee, en 2010, donc, 18% des couples optaient pour deux comptes bancaires séparés, avec une séparation totale des revenus, et 18% choisissaient la mise en commun partielle, ce qui sous-entend l’existence de trois comptes au minimum (un chacun, et un compte joint). Et aujourd’hui ? Un sondage OpinionWay de 2018 – qui se limite toutefois aux seuls couples propriétaires immobiliers (2) – montre que le compte unique pour le couple concerne 55% des couples autour de 55 ans, mais 40% « seulement » pour les trentenaires. Bref : les baby-boomers mettent plus facilement l’ensemble de leurs revenus en commun que la génération Y (post-1980).

5% des Français avouent faire une cachoterie financière à leur conjoint

Garder une vieille dette secrète ? Ou taire l’existence d’une somme présente sur un produit d’épargne ? Selon un sondage mené à l’échelle européenne par ING (2), 5% des Français en couple avouent une cachoterie financière vis-à-vis de leur conjoint. Pourquoi ? Un tiers de ces cachotiers apprécient de « garder une certaine vie privée », 28% se considèrent comme plus compétents que leur partenaire en matière financière, et 25% veulent éviter d’inquiéter leur partenaire. Seuls 10% se sentent coupables de ce secret… Au-delà de cette cachoterie, deux tiers des Français interrogés estiment qu’un « point financier régulier », au sein du couple, serait utile à leur relation.

3 femmes sur 4 gagnent moins que leur conjoint

Lorsqu’elles sont en couple avec un homme, les femmes contribuent en moyenne à 36% aux revenus du couple, selon l’Insee, dont les dernières données sur le sujet remontent toutefois à 2011. Un écart qui est notamment dû au travail à temps partiel, plus répandu parmi la gente féminine, en particulier lorsque les femmes sont en couple avec des enfants. Lorsque les deux membres du couple sont à temps plein, « la femme contribue en moyenne pour 44% aux revenus du couple » comme le souligne l’Insee dans une publication dédiée, datant de 2014 (4). Conséquence : au total, 3 femmes sur 4 gagnent moins que leur conjoint.

Un impôt à la source « individualisé » pour 6% des foyers fiscaux

La mise en place du prélèvement à la source crée un nouveau sujet de discussion (et de discorde ?) : comment répartit-on le paiement de l’impôt sur le revenu ? Jusqu’à présent, le choix se limitait au partage – ou non – du paiement du solde d’impôt à régler une ou plusieurs fois dans l’année. En mettant en place le prélèvement à la source, l’administration fiscale offre aux couples soumis à l’imposition commune une option supplémentaire : au lieu de prélever les deux membres du couple au même taux, le fisc peut prélever chacun selon son niveau de revenus en individualisant les taux de prélèvement.

Environ 6% des foyers fiscaux ont opté pour le taux individualisé. Une proportion mouvante : sur le seul mois de janvier 2019, 210 000 foyers ont demandé d’individualiser leur taux ou de faire marche arrière en revenant au taux personnalisé du foyer. Ce taux de 6% ne représente toutefois pas parfaitement la proportion de couples ayant choisi d’individualiser le paiement de l’impôt : c’est la proportion de taux individualisés rapportée à l’ensemble des foyers fiscaux, parmi lesquels on retrouve environ 50% de foyers non imposables, et une large part de célibataires ou de familles monoparentales.

L’achat immobilier est plus engageant qu’un mariage et un CDI pour 1 Français sur 3

Acheter sa résidence principale, l’acte ultime de l’engagement conjugal ? Pas très romantique, mais c’est ce qui ressort des différents sondages sur le sujet. Un sondage interne à l’occasion de la Saint-Valentin, montrant que 53% des sondés voient l’achat immobilier que plus engageant qu’un mariage. L’institut Ifop avait réalisé une enquête plus dense sur le sujet, pour Figaro Immo, en avril 2018, en incluant aussi la signature d’un contrat de travail. Verdict, les Français interrogés ne parviennent pas vraiment à choisir : 38% répondent le mariage, 34% l’achat immobilier et 28% le CDI. Autre statistique sur le couple et le logement, venant de l’Insee : les « couples récents » – qui résident ensemble depuis moins de 4 ans – habitent dans 40% des cas dans un logement qui n’est pas au nom des deux membres du couple. C’est l’un des deux conjoints qui loue ou possède le logement familial.